La Cœlioscopie
1. Définition
La cœlioscopie ou laparoscopie est une voie d’abord qui permet d’avoir accès à l’organe à opérer en entrainant un minimum d’ouvertures cutanées par opposition à une chirurgie à ciel ouvert.
Il s’agit donc d’une voie d’abord différente et les principes opératoires pour la plupart des interventions ne sont pas modifiés.
2. Technique
Les interventions sous cœlioscopie se déroulent sous anesthésie générale.
Pour opérer il faut voir :
Par un orifice créé au travers de la paroi abdominale et un tube (trocart) est mis en place dans cet orifice. Le chirurgien introduit par ce trocart un optique relié à une caméra retransmettant en direct sur un écran vidéo ce qui est filmé dans l’abdomen. Afin d’avoir un espace suffisant de travail le ventre ou la zone opérée est gonflée à l’aide de gaz (dioxyde de carbone). C’est ce qu’on appelle le pneumopéritoine.
Pour pouvoir intervenir, manipuler, disséquer au moins deux autres orifices sont créer afin d’introduire les longs instruments qui permettront au chirurgien d’opérer. Comme en chirurgie ouverte le chirurgien dispose de nombres d’instruments différents pour intervenir.
A la fin de l’intervention le gaz carbonique est extériorisé, et les différents orifices fermés.
Avantages de la cœlioscopie : du fait d’incisions plus petites les douleurs post opératoires sont généralement moindres qu’en chirurgie ouverte, et les suites opératoires immédiates et la convalescence sont raccourcies.
Il est important de comprendre que dans certaines situations liées à des problèmes d’anatomie ou en rapport avec votre maladie, votre chirurgien ne pourra pas vous proposer de cœlioscopie.
3. La conversion
S’il le juge nécessaire, pour votre sécurité, si la présence de gaz dans le ventre rend difficile votre ventilation ou si les constatations opératoires le justifient le chirurgien peut être amené à arrêter la cœlioscopie et pratiquer une voie d’abord classique, nécessitant une ouverture plus large de la paroi abdominale.
4. Complications
La cœlioscopie présente quelques complications particulières :
4.1 Immédiates
4.1.1 Fréquente
- Douleurs postopératoires au niveau des épaules. Elles sont du à la persistance de gaz au niveau du diaphragme
4.1.2 Exceptionnelle
- Troubles respiratoires pendant l’intervention (exceptionnels)
4.2 Tardives
4.2.1 Rares
- Eventration sur les orifices de trocart


